
Chaque année au printemps, la Vézère sort de son lit une ou deux fois lors des fortes pluies. La Vézère est une rivière vivante qui n’est pas domestiquée par de grands barrages. Seuls les seuils de d’ancien moulins coupent parfois sont cours.
Au printemps lorsque les sols sont gorgés d’eau par de longs jours de pluie, si un orage violent tombe sur le secteur, la rivière déborde et inonde les champs, les prés et rarement quelques maisons. Habitués à ces aléas, les habitants de la vallée on construit leurs villages et leurs maisons à l’abri des crues.
Voici les principales crues recensées
1630 - Le pont de bois de Montignac est emporté.
6 mars 1783 - La plus grande catastrophe de tous les temps. Sept maisons sont démolies à Montignac. A Saint Léon sur Vézère, on attache les bateaux à la porte de la chapelle.
15 janvier 1843 - Dans l’église de Montignac, le niveau de l’eau atteint 1,33m.
3 mars 1930 - Gros dégâts causés par une crue soudaine due à une rapide fonte des neiges.
8 décembre 1944 - Tombées pendant plusieurs jours, des pluies torrentielles s’ajoutent à la fonte des neiges.
4 et 5 octobre 1960 - Catastrophe de la même ampleur que celle de 1783. De Brive à Limeuil, tous les habitants de la vallée sont touchés. Les récoltes sont anéanties, les terrains ravinés et des habitations démolies. Ce sinistre déclenche l’application du plan ORSEC et les dégâts sont évalués à plusieurs milliards (de Franc). Surprises dans leurs parcs, de nombreuses bêtes sont emportées par les flots. Des victimes humaines sont aussi à déplorer.
Dans les villages, comme sur cette photo au Bugue, des plaques témoignes de la montée des eaux.
Aujourd’hui, un système d’alerte performant est en place et permet de suivre en directe le niveau de l’eau et de limiter les dégâts en cas d’inondation.
Source : Histoire de la Vézère marchande par Raoul DELRIEUX, en consultation aux Eyzies, à l’office de tourisme.